Imprimer

Histoire d'armes

800p1090465 

 

La guerre a balayé aussi l’Avallonnais, depuis la nuit des temps.

Les armes qui se retrouvent dans le musée, sont les témoignages d’aventures individuelles au sein de la grande Histoire.

Des spécialistes et des artistes proposent de nouvelles façons de regarder la collection d’armes du musée, des approches différentes, des rapports entre ces armes, l’histoire, celle des arts, des techniques, des sociétés.

 

800p1090490Des armes, il y en a beaucoup dans les collections privées, et dans les musées. En général, le conservateur, comme le public, en est assez ennuyé. Hormis les « belles armes » ou les armes historiques ou archéologiques, elles constituent des ensembles d’objets tristes, et dont le sens échappe.

Que font-elle dans un musée ces baïonnettes de la guerre de 1914-1918 ou de la Garde nationale ? Sans parler des fragments d’armements de la guerre de 1870-1871 stockés dans le fond des réserves.

Commençons par eux justement.

 

En France, les musées ont le plus souvent vu leur histoire étroitement liée à celle de la Troisième République et à la volonté de celle-ci de fonder son existence sur cette célèbre « revanche » qui a valu à l’Europe quelques millions de morts et de victimes sans nombre ailleurs.

L’horreur de la guerre, les émotions intenses qu’elle a fait vivre, trouvent leurs échos dans ces humbles objets qui, offerts au musée, constituent, pour ces donateurs souvent inconnus, des témoignages littéralement « sacrés ».

Ce sont les diverses volontés de rappeler ces évènements que cette exposition évoque.

 

L’arme est peut-être autant une image fortement symbolique qu’un objet technique. 800p1090492

Si la guerre marque l’histoire en peu de temps, c’est l’économie qui maintient la vie.

L’arme est une part des échanges entre les hommes, un commerce depuis la nuit des temps. C’est un outil pour vivre, se nourrir, se défendre contre une nature trop agressive.

Pourtant les armes de chasse ne sont pas les plus présentes dans les collections de musée.

 

C’est autour de ces thèmes que les artistes qui ont participé à la création de cette exposition ont joué : un sculpteur, Jacques PERREAUT, et deux illustratrices de livres d’enfants Céline CHOLLET et Frédérique BONVALLOT.

Ils ont dialogué avec Patrice ARBOUSSE-BASTIDE, amateur et connaisseur de la technique de l’armurerie.

800p1090479La sculpture contemporaine qui en résulte et que propose le musée, répond aux images de guerres, de vie militaire, toutes imaginaires, trompeuses, dont le Musée de l’Avallonnais hérite.

Les artistes de jadis ont dû, dans des environnements autrement plus dramatiques que le nôtre, transmuer le sordide, le misérable en images séduisantes.

A leur tour elles ont nourri la Guerre.


 

dans la même salle : "Le 8 mai 1945" "Eclats de guerre"

Collections permanentes

  • An Image Slideshow
  • An Image Slideshow
  • An Image Slideshow
  • An Image Slideshow
  • An Image Slideshow
  • An Image Slideshow
  • An Image Slideshow
  • An Image Slideshow
  • An Image Slideshow
  • An Image Slideshow
  • An Image Slideshow
  • An Image Slideshow
  • An Image Slideshow
  • An Image Slideshow
  • An Image Slideshow
  • An Image Slideshow
  • An Image Slideshow
  • An Image Slideshow
  • An Image Slideshow
  • An Image Slideshow