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Expositions en cours

"Mise enseignes"

 Témoins d’artisanat et de commerce à Avallon

 

C’est grâce aux avallonnais et à leur volonté de préserver ces traces de leur passé qu’enseignes, lanternes, clés, publicités peuvent vous être présentées aujourd’hui.

Ces quelques objets n’offrent que des petits fragments d’une activité autrefois très dense et diversifiée au sein de notre cité.

Les objets les plus impressionnants, du moins par leur taille, sont les enseignes.

Le magasin a fermé, l’activité commerciale n’y est plus occupée, le rideau est tombé. Seul témoin visible sur la façade : son enseigne. Elle y restera quelques temps encore, parfois des années, en attendant l’installation du commerce suivant qui la fera alors disparaître au profit… d’une nouvelle enseigne.

Bien souvent ces ornements ne sont pas conservés. On les aperçoit tous les jours mais sans y faire attention. Ils font partie de notre quotidien. Puis, quand un nouveau magasin ouvre, on oublie complètement ce qui s’y passait avant, ce qui explique que très peu de personnes ont pensé à sauvegarder l’enseigne, élément par ailleurs souvent très imposant et encombrant.

Pourtant, quand on les revoit, elles nous remémorent un passé pas si lointain.

On peut se souvenir du magasin « Au Pauvre Diable » dont l’enseigne était encore présente dans les années 1980 ou encore de celui du « Chat noir », dont la « trace » est toujours visible. Mais qui se souvient du serrurier installé route de Lormes en 1885, ou encore de l’auberge « Au Bon Laboureur » dont nous n’avons plus aucune indication sur son emplacement… au XVe ou XVIe s.  ?

De nombreux éléments tels les publicités, emballages, factures et journaux, nous indiquent également que nombre de produits et de matériels étaient fabriqués à Avallon même, contrairement à aujourd’hui. Ainsi, les entêtes de plus de mille factures conservées au musée et les publicités du journal d’Avallon, « La Revue de l’Yonne » (imprimé par Albert Gallot au n°47 de la rue de Paris), signalent les fabricants de couleurs et vernis, encre et cirage, poterie d’étain et ferblanterie, ou encore de moteurs et machines à coudre ou agricoles… Sans compter les nombreux artisans ou petites industries de filature, fusain, brasserie, tuilerie, moulin…

Quant aux clés présentent dans les collections, si leur histoire « personnelle » nous est souvent inconnue, leur présence en grand nombre indique que le souci de les préserver était important. Peut-être du fait de leur symbolique qui nous permet de faire appel à l’imaginaire ? Qu’ouvraient-elles ? Des églises ou des châteaux ? Des coffre-fort ? Peut-être permettaient-elles d’accéder à l’intimité des logis d’Avallonnais ou de leur commerce ?

Aujourd’hui, elles vous permettront en tous cas de découvrir ces petits fragments du passé artisanal et commercial d’Avallon conservés précieusement au musée.

 clés pauvre diable marchand jouets mur dessin

 












 






"Explorations miniatures en Avallonnais"

 L’exposition « Explorations miniatures en Avallonnais » est composée d'une quinzaine de maquettes sorties des réserves du Musée.

 Elles permettent de retracer quelques points précis de l’évolution récente d’Avallon et de son paysage urbain tout en faisant découvrir au visiteur ces objets fragiles rarement exposés. Sont ainsi présentés des espaces publics d’Avallon ainsi que des édifices civils ou religieux.

De nombreuses œuvres graphiques issues des collections du musée ainsi que de la documentation généreusement fournie par le Bureau d'Etudes et le Service des Archives Municipaux sont associées à chaque monument présenté afin de compléter les éléments historiques et chronologiques.

vue ensemble















 



Ces maquettes, projets initiés pour la plupart par la municipalité, témoignent des mutations dont notre cité a bénéficié notamment dans les années 1990, bien que quelques projets soient plus anciens.

"Explorations miniatures" est la suite logique de l’exposition de 2016 consacrée à la famille Prévost, dont les aquarelles et lavis portaient notamment sur les transformations de la ville entre 1880 et les années 1930.

 L'exposition s'organise autour de plusieurs axes : le rôle et l'utilité des maquettes et l'évocation de l'histoire des lieux.

 Les maquettes d’études sont d'abord un instrument de recherche permettant à l’architecte de juger de son idée première, d’en évaluer la pertinence, de l’affiner et de la modifier. La maquette sert à mener les recherches de forme, les études de détails constructifs, ou les essais d’implantation dans le site. Elle est également un important outil stratégique de communication : depuis longtemps, les architectes, conscients du pouvoir de séduction des maquettes, les utilisent pour communiquer leur projet et remporter la commande dans le cas de propositions architecturales concurrentielles.

Mais la maquette peut aussi être un projet en soi. En effet, depuis les avant-gardes du XXème siècle, les architectes se tournent parfois vers la maquette comme outil de recherche artistique. Elle peut ainsi être le fruit d'une recherche artistique autonome, donnant corps à des projets purement expérimentaux ou utopiques.

 Les maquettes sélectionnées dans l'exposition forment plusieurs ensembles :

- des maquettes d'études des XIXème et début XXème siècles, travaux d'architectes et/ou artistes ;

- des maquettes documentaires des XXe et XXIe siècles, travaux d'élèves ;

- des "objets de patience" datant du XIXème siècle, travaux d'amateurs

 Les travaux d'architectes composent l'essentiel des maquettes.

Elles ont été réalisées, sauf exception, dans les années 1990 par le Bureau d’Etudes de la Ville, service municipal chargé de l’étude des projets d’aménagement de notre cité.  Sont présentés la Place de la Mairie avec l'ancienne église Saint-Julien, la promenade des Capucins, les anciennes tanneries Menant, l'ancienne église Saint-Martin-du-Bourg et son quartier, ainsi que des bâtiments publics : école des Remparts, école Les Jardins et marché-couvert. Est également présenté une petite carte topographique en relief du canton d'Avallon réalisé par A. Heurley en 1875, ancien géomètre en chef du cadastre d'Avallon.

saint julien   Promenade Capucins  saint martin-du_bourg  Maternelle Jardins





 


Deux maquettes relatives aux terreaux Vauban sont plus anciennes, dont le premier projet d’aménagement (1866) de la Place qui encadrera sa statue Vauban par le célèbre sculpteur Bartholdi ; celui-ci travaillait durant la même période sur deux sculptures monumentales qui affirmeront sa célébrité : la statue de la Liberté à New-York, et le Lion de Belfort.

Bartholdi  terreaux vauban


 




Les travaux d’élèves, réalisés dans le cadre de projets éducatifs, complètent ces représentations de l’architecture avallonnaise, tels la maquette de l’école primaire des Remparts conçue dans les années 1950 et, très récemment, le projet de réalisation d’un viaduc entre le centre-ville et le quartier des Chaumes réalisée durant l'année scolaire 2015-2016 par les classes de 3e du Collège des Chaumes d’après un projet datant de 1913.

ecole remparts  viaduc


 




Enfin, deux  « objets de patience » conçus par des anonymes passionnés complètent l’exposition : la façade de l’hôpital vers 1800, avec la mise en scènedes sœurs de la congrégation qui le dirigeait - c'est la plus ancienne de nos maquettes dont la date de fabrication (1825) est avérée - et un vaisseau 3 mâts de l’époque Louis XV, possible reproduction d'un navire de la Compagnie des Indes du XVIIIe siècle.

hopital  voilierCette réalisation est la seule qui ne soit apparemment pas en lien direct avec Avallon. Pourtant, si elle est présente dans les collections, c'est qu'elle a forcément un lien, ténu il est vrai, avec l'histoire de notre ville... A nous de le découvrir parmi nos nombreuses archives.

 C'est ce magnifique navire que nous avons choisi pour vous inviter à voyager parmi cet Avallon en miniature réalisé sur une période de près de 200 ans. Il vous emmènera également dans les salles du Musée découvrir d'autres œuvres en lien avec l'exposition, tels les premiers projets de monuments aux morts de Pierre Vigoureux ou les statues provenant de l'ancienne église Saint-Julien, aujourd'hui disparue.

  

L'exposition est ouverte jusqu'au 12 novembre 2017, aux jours et horaires d'ouverture du musée

L'entrée à l'exposition est gratuite.




 

 

 

 

 

 

 

  

 




 



 






                                                                                                                                                            

 

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